
Peu après avoir quitté la Haute-Savoie, j’ai ressenti le besoin de soleil et de voyage, d’évasion et de reconnexion. Après quelques recherches, nous nous sommes dirigés vers les Canaries et avons choisi l’île de Fuerteventura. Nous sommes donc partis fin novembre/début décembre, direction cette île ensoleillée presque toute l’année.
Informations pratiques :
Nous avons pris l’avion à Lyon et avons laissé la voiture au parking de l’aéroport – quand nous sommes revenus, il avait fait tellement froid en France que la batterie de ma voiture s’était vidée. On a attendu dans le froid, par moins de 5°C, avec notre petit de 18mois, dans la nuit, que quelqu’un vienne sur le parking avec une voiture pour faire redémarrer la nôtre. Mon chéri a sauté un grillage pour aller à la station service de l’autre côté acheté des pinces de redémarrage. Bref, retour chaotique, devenu anecdote de voyage. Il faut aussi que je vous raconte l’histoire de Poulpo !
Le vol depuis Lyon nous a coûté 275€ – on est partis avec Easyjet. Je ne sais pas si c’est encore possible aujourd’hui mais nous avions choisi les sièges sur une rangée de 3 en prenant les deux sièges à l’extrémité, notre fils ne payant pas de place, si personne ne réservait celle du milieu, nous avions alors 3 sièges pour nous (ce qui s’est passé). Il y avait seulement 2h de vol, c’était donc super avec le petit pour un premier vol avec lui. On avait choisi de prendre une valise en soute pour tous les 3.
Parking aéroport : On avait réservé une place au parking de l’aéroport pour la durée de notre voyage, c’était une première pour nous. Réservez bien sur le site officiel de l’aéroport, car il existe aussi des services externe. Cela nous a coûté 50 € et nous étions dans mes souvenirs au P3, des navettes nous emmènent ensuite à l’aéroport.
Location voiture sur place : nous avons loué la voiture directement à l’aéroport. J’avais déjà loué plusieurs fois via Easycar et nous sommes repassés par eux. La location nous a coûté 144€ pour les 8/9jrs. J’avais lu durant mes différentes recherches qu’il fallait dans l’idéal louer une voiture assez haute et un minimum tout-terrain, ce que nous avons fait. La voiture était géniale, mon chéri s’est régalé à la conduire et elle était hyper confortable.
Logement sur place : On a loué via Booking à Costa Di Antigua (245€ pour 7 nuits), que je ne vous recommande pas spécialement car c’était vraiment très bruyant, malgré un emplacement assez central plutôt sympa niveau temps de trajet d’un côté et de l’autre de l’île et de son emplacement au bord de l’océan.
Si vous ne parlez pas espagnol, vous pourrez parler anglais mais ils parlent aussi beaucoup français dans mes souvenirs.


Organisation avec un enfant :
Pour les repas et couches de notre fils : j’avais amené quelques couches à lui pour les 2 premiers jours et nous avons ensuite acheté des couches sur place. Pareil pour les petits pots, on retrouve assez facilement la marque Hipp à l’international, c’est généralement celle que je choisis. Pour le reste, à 18 mois, il mange globalement comme nous. On avait aussi embarqué ses maillots de bain anti-UV chouchous pour lui, de la marque Hamac Paris.
Point avion et bagages : Même si notre fils n’avait pas une place attitrée (voyage sur les genoux), nous avions droit à 3 bagages exceptionnel et un bagage cabine pour lui. Nous avons emmené le porte-bébé de randonnée et notre poussette. Nous avions fait le choix de louer le siège-auto directement avec la voiture, ce n’était pas l’idéal moi qui suit les recommandations Securange mais j’avais trop peur que le nôtre soit abîmé dans le voyage et surtout, il n’est vraiment pas commode à transporter (Joie 360). Dans son sac à langer, j’avais mis 2 petits pots, une bouteille d’eau, un gros biberon de lait maternel, des petits jouets/livres, un set d’affaires de rechanges, quelques couches, des compotes en petits pots et des gâteaux. Il est recommandé d’allaiter ou de faire boire/manger l’enfant lors du décollage. Je l’ai donc mis au sein puisque je l’allaitais à ce moment-là.
Il y a 1h de décalage horaire, pour nous en tant qu’adulte, ça ne change pas forcément grand chose, mais pour nos petit-tout, ça peut vite être sympathique les réveils à 6h.


Découvrir l’île :
Les paysages lunaires de Fuerteventura nous ont totalement dépaysés, nous avons eu une météo incroyable presque tout du long (1jr de pluie dans mes souvenirs), il fait en moyenne une 20aine de degrès ) cette période de l’année. Nous sommes partis 9jrs (7jrs sur place et avion veille/lendemain).
Nous sommes régulièrement partis à la journée, parfois on revenait pour les siestes et manger le midi. Notre fils s’endort globalement bien en voiture, donc selon notre destination il faisait ses siestes dans la voiture et nous nous couchions un peu plus tôt le soir. D’une manière générale, nous n’avons pas croisé grand monde lors de nos visites, même dans les endroits très touristiques. Je vous met au fur et à mesure ce qu’il nous a été possible de découvrir le même jour – cela vous permettra de créer un itinéraire rien qu’avec cet article. Le Jour 1 est le lendemain de notre arrivée, lorsque nous sommes arrivés sur l’île nous avons découvert seulement le village où nous logions, à savoir Costa Di Antigua. 🙂
Du haut de ses 18 mois, notre fils marche quand même hyper bien, nous avons utilisé le porte-bébé de randonnée uniquement pour les randonnées, sinon nous avions notre Ergobaby (modèle 360 qui n’est plus commercialisé) que nous mettons dans le sac à dos et que nous sortons quand il est fatigué. La poussette était toujours dans la poussette mais mis à part dans les villages, nous ne l’avons presque pas sortie.

Costa Di Antigua :
C’est là que se trouvait notre logement. C’est à peu près au milieu de l’île, pas très loin de l’aéroport et en bord de mer. Il y avait en revanche tout à proximité. Le centre reste un endroit très chouette pour se balader, il y a de grandes promenades piétonnes tout au bord de l’eau, des plages évidemment. Nous avons trouvé un parc de jeu pour les kids, il y avait un mini-golf aussi où nous avons passé un moment. Il y avait aussi de quoi faire quelques courses et mettre de l’essence. Hyper pratique d’avoir tout à portée de main.

















Morro Jable :
Réputé pour ses grandes plages de sable, nous n’y sommes pas restés très longtemps car il y avait du vent et il faisait plutôt frais ce jour-là.
(Jour 1)





Mirador de Cofete :
La plage de Cofete était indiquée comme un incontournable, elle mesure près de 12kms. Seulement la route pour y descendre est extrêmement étroite tout en étant à double sens et il faut évidemment une voiture à peu près tout-terrain. Quand nous avons vu le bazar que c’était juste après le mirador, nous avons fait demi-tour. Nous avons estimé que le risque – encore plus avec notre fils et la voiture de location – ne valait pas le coup. Si vous êtes un peu plus aventureux que nous, vous pouvez descendre à pieds (mais à mon avis il y a de bonnes heures de marche) ou en voiture. Je me suis donc contentée d’admirer la plage d’en haut.
(Jour 1)

Parque Natural de Jandìa :
J’ai beaucoup aimé notre bout de route dans ce parc. Il est totalement sec et lunaire. Vous pouvez aller jusqu’au bout, il y a un phare, mais cela représentait trop d’heures de route et avec notre fils, nous n’avions pas envie de lui imposer ça. En revanche, sur le retour, nous nous sommes arrêtés à la playa de Sotavento de Jandìa, et pour le coup, je vous le recommande totalement. Cela fait des ilots de sable que vous pouvez traverser, l’eau y est aussi bleue que dans un lagon et elle est tellement grande que vous ne risquez pas de vous marcher les uns sur les autres. On a passé un moment incroyable et nous nous sommes baignés (enfin, surtout les garçons).
(Jour 1)











Antigua :
C’est un petit village que vous pouvez visiter à pied. Il a une architecture et une histoire bien à lui, notamment autour des moulins. Nous avons croisé quelques murals dans un bout de la ville.
(Jour 2)



Betancurìa :
J’ai adoré ce village, qui est en plus, très photogénique. Il se visite lui aussi entièrement à pieds, il faut monter un peu pour parcourir les rues et arriver notamment au pied de l’église. C’est un village assez isolé et qui a des airs de village de désert (des cactus partout, des plantes grasses qui n’ont pas trop besoin d’eau). Je ne sais même pas comment vous choisir les photos tellement je les aime toutes ! Autour de Betancurìa, il y a le Parque Rural, nous sommes montés jusqu’au Mirador Barranco del Aceituno que je vous recommande, la vue sur les dunes de terre est fabuleuse. J’ai eu l’impression de retourner au King’s Canyon NP en Californie. Nous nous sommes également arrêtés au Mirador de Guise y Ayose, c’est un des endroits où nous avons vu le plus de monde bizarrement. Vous avez une vue à presque 360°C.
(Jour 2)


















Playa y Cuevas de Ajuy :
Ah si, ici aussi il y avait beaucoup de monde, mais pas non plus au point que ça en devienne agaçant. Nous avons commencé par monter au point de vue, prenez le porte-bébé, il y a une petite demi-heure de marche, c’est très accessible. La vue en haut est fabuleuse, on entend l’océan gronder, les vagues se fracassent contre les rochers, ça crée même des rouleaux et des trous d’eau, c’est assez incroyable à observer. La roche sur laquelle on marche est toute poreuse et pas du tout d’aspect volcanique comme sur le reste de l’île. On se rend ici compte de toute la force de la nature. Vous pouvez descendre jusqu’à la grotte qui se trouve en contre-bas, l’océan s’engouffre à l’intérieur et cela fait jaillir l’eau dans le trou, faites attention, c’est glissant et humide et ça descend sec (il y a des rampes il me semble), on a carrément vu des crabes sur les murs. En bas, il y a une plage de sable noir. Il y a aussi un petit village mais nous n’y sommes pas allés.
(Jour 2)













El Cotillo :
C’est un village de pécheur très sympa à découvrir. On a d’ailleurs mangé dans un restaurant au proche de l’eau. Proche des falaises en contrebas, vous ferrez un peu de monde, allez-y, l’eau y fait comme un geyser en se projetant près des falaises. C’est assez impressionnant, surtout pour les kids.
(Jour 3)






Faro del Tostòn :
On a du se relayer pour aller découvrir les alentours du phare parce que le petit dormait dans la voiture. Le phare en lui-même n’a rien d’extraordinaire mais les alentours ont des airs de bout du monde et la plage qui l’entoure est faite de roches volcaniques.
(Jour 3)



Nous nous sommes arrêtés à Tuineje (Jour 2) et La Oliva (Jour 3) mais ces villages ne nous ont pas spécialement charmés, selon le temps que vous avez sur place, vous pouvez sauter ces étapes.


Molinos de Villaverde :
Une très courte randonnée (environ 1h aller-retour), praticable il me semble en poussette si elle a d’assez grosses roues, pour découvrir un ancien moulin tout en pierre. La balade vaut carrément le détour, le moulin est splendide et la couleur de la terre tout autour le met superbement en valeur.
(Jour 3)

Calderon Hondo :
Il s’agit d’un cratère de volcan encore en activité (ça sent le souffre en haut). C’est exactement le genre de randonnée qui m’angoisse et encore plus depuis que j’ai mon fils, mais elle vaut quand même le coup. Il nous a fallu environ 2/3h pour faire la boucle, avec évidemment plusieurs stop et un enfant qui marche. Si le début du sentir vous laisse penser que c’est praticable en poussette, ne vous laissez pas avoir et prenez bien le porte-bébé, car ensuite il vous faudra soit terminer avec votre enfant dans les bras en laissant la poussette, soit faire demi-tour. Des balades en chameaux/dromadaires sont proposées en bas, je vous invite fortement à décliner l’offre mais il s’agit de notre sensibilité à nous.
(Jour 4)





Grandes Playas de Corralejo :
Ce sont des plages avec de petites dunes autour, nous avons d’abord découvert la ville qui est extrêmement touristique et ne nous a pas du tout attirés, puis nous avons repris la voiture pour nous garer un peu plus proche des Grandes Playas. Ici encore, en vous éloignant un petit peu, vous vous retrouverez vite seuls.
(Jour 4)






Majanicho : C'est un tout petit village de pécheur assez isolé. Il nous a semblé à l'abandon et assez inintéressant à découvrir mais la route qui y mène est splendide.
(Jour 4)






Parque Natural de las Dunas de Corralejo :
En toute fin de journée, au moment où la lumière commence à décliner, nous sommes allés sur les dunes. La lumière était incroyable, on a marché un bon moment et notre fils s’est régalé dans ces tonnes de sable. Il y a énormément de vent et le frais tombe vite, nous avions prévu les pulls mais notre petit garçon a très vite eu froid malgré ça. Évidemment, ce n’était pas sans me rappeler les dunes de la Death Valley.
(Jour 4)









Ermita de la Peña :
Une randonnée à faire au milieu d’une oasis. Elle avait l’air spectaculaire et le début nous a vraiment charmés, malheureusement la pluie a commencée à tomber et bien que nous ayons prévu la combi de pluie pour notre fils et nos kaway, le vent s’est levé et nous avons finalement rebroussé chemin pour ne pas risque de tomber malade. Les roches sont aussi très lisses et glissantes lorsqu’il pleut. La randonnée mène normalement jusqu’à une arche naturelle (Arca de la Peña) et j’ai été très déçue de devoir y renoncer mais c’est aussi le charme des voyages, il faut savoir s’arrêter et encore plus avec un tout-petit. Encore plus haut, il y a le barrage, et c’est ici que cela ressemble à une oasis. La randonnée dure a priori 1h25, c’est donc largement faisable quand il ne pleut pas, il n’y a pas du tout d’ombre en revanche, donc faites-là tôt le matin ou en fin de journée (même au mois de novembre/décembre, je rappelle qu’il fait entre 20°C et 30°C).
(Jour 4)



Mirador Astrologico Sicasumbre :
Sur le trajet du retour, nous nous sommes arrêtés au Mirador. Là encore, la vue sur les dunes/falaises, appelez ça comme vous voudrez est incroyable. C’est vraiment aux Mirador que l’on se rend compte de comment est faite l’île. Vous vous en doutez, il y a là-haut un cadran solaire et plein d’indications sur le ciel et les étoiles. Si vous voulez vous y installez pour observer le ciel, c’est totalement possible, il y a un parking (comme sur tous les mirador d’ailleurs), prévoyez juste de quoi vous couvrir.
(Jour 4)



Oasis Wildlife :
Sur la route du retour, nous avons vu des panneaux indiquant l’Oasis Wildlife. Mon chéri et moi ne sommes pas fans de ce genre d’endroits, on a donc pris le temps de regarder les avis en ligne avant de nous décider, puis nous avons finalement fait demi-tour. De toute manière, le temps était très incertain, les avis étaient plutôt positifs concernant le côté conservation de la vie animale et nous étions sûrs que cela plairait à notre fils (spoiler, il a dormi presque 1h dans la poussette). Vous pouvez clairement y passer la journée tant le parc est immense. Il n’y a pas d’animaux de partout, il y a aussi une grande partie qui est simplement constitué de la flore locale sous forme de jardin botanique. Nous avons été assez mitigé en terme de qualité/prix (nous avons payé 77€, sachant que notre fils ne payait pas ) Comme un peu partout dans ce genre d’endroits, il y a quelques spectacles, ceci dit, les espaces des animaux sont généralement beaucoup plus grands que dans certains zoo français – mais ça reste un nom détourné pour le même genre d’endroit.
Point tarif : ils ont de toute évidence bien augmentés car aujourd’hui deux billets adultes coûtent 83€ et pour les locaux, toujours pour deux adultes … 46€ (soit quasi 50% moins cher). (Jour 4)













Pozo Negro :
Ici encore, un tout petit village de pécheur perché sur sa plage de sable noir et entouré de falaises. Le coin est très mignon et le détour est tout de même à faire.




PS : Je vous présente ici nos stops découvertes pour que ce soit le plus concis possible et aller droit à l’essentiel (d’autant que j’écris en 2026 et que le voyage date de 2022) mais je vous invite à découvrir l’histoire de chaque village et même de chaque mirador sur le site de l’office de tourisme de Fuerteventura.
Vous connaissez Fuerteventura ? Ou d’autres îles des Canaries ? En tout cas, me replonger dans ces photos me donne envie de découvrir les autres îles !
